Cérémonie des vœux du 17 janvier 2019

Cérémonie des vœux du 17 janvier 2019 


17 janvier – Salle des fêtes – 18h00


Avec toute mon équipe municipale, c’est avec beaucoup de plaisir que je vous accueille ce soir dans notre mairie. Nous vous présentons nos vœux les plus chaleureux pour l’année à venir, des souhaits de bonheur à partager avec toutes celles et tous ceux qui vont sont chers.

Je voudrais vous témoigner toute ma reconnaissance pour votre présence nombreuse et fraternelle, une présence précieuse alors que nous partageons tous un sentiment d’inquiétude après une année 2018 marquée par le désordre et une forme inhabituelle et continue de violence, qui a fort heureusement épargné notre 5e arrondissement.

2019 a commencé hélas dans la tristesse avec la terrible explosion qui a condamné un quartier entier du 9e arrondissement. Vous comprendrez que mes premières pensées aillent aux proches des victimes et aux deux pompiers, le caporal-chef Cartannaz et le sapeur de 1ère classe Josselin, qui ont trouvé la mort en faisant leur devoir.

En ces temps compliqués, il est indispensable de manifester notre solidarité et notre reconnaissance envers celles et ceux qui nous protègent au péril de leur vie (c’est la raison pour laquelle la cérémonie qui ouvre traditionnellement les vœux à la mairie du 5e est dédiée aux forces de sécurité et de protection).

2019 commence aussi avec une grande espérance, celle de pouvoir trouver les voies appropriées pour ressouder notre communauté nationale, minée par les fractures sociales, géographiques et culturelles.

Oui nous avons plus que jamais besoin de cohésion et les mairies doivent être le lieu par excellence où se tissent et se retissent ces liens. Ce n’est pas un hasard si dans les sondages, qui font porter tous les maux de notre société sur les épaules – de plus en plus frêles – des élus, les maires sont plébiscités.

La mairie du 5e est la vôtre, quelles que soient vos sensibilités politiques, vos parcours, vos origines et parce que c’est la maison du peuple, j’ai souhaité qu’elle accorde toute sa place au grand débat national souhaité par le Président de la République. A côté des cahiers de propositions et de doléances qui sont à l’accueil depuis le début de l’année et relayés sur le site internet, se tiendra à la mairie un grand débat public le vendredi 8 février prochain à partir de 18h. Les quatre ateliers – autour des quatre thématiques retenues par l’exécutif – seront animés par des personnalités incontestables et incontestées (et je remercie dès à présent le Directeur général d’AgroparisTech Gilles TRYSTRAM d’avoir accepté d’encadrer le débat sur la transition écologique).

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Œuvrer à plus de cohésion dans notre société, « créer du commun » pour reprendre les termes du politologue Laurent Bouvet, c’est d’abord être solidaire et à l’écoute, en particulier des plus vulnérables.

C’est prendre soin des personnes en situation de précarité. Nous accompagnons les associations et maraudes investies auprès des personnes à la rue : financement de la fibre optique pour la Péniche du cœur, organisation d’une vente aux enchères à la mairie au profit de la Bagagerie cœur du cinq qui fête ses deux ans. Après une expérience réussie l’en dernier, travaux qui ont conduit à la création du Foyer Geneviève de Gaulle-Anthonioz (15 femmes accueillies, espace géré par l’association Aurore). La fondatrice d’ATD Quart monde, honorée au Panthéon avait pour leitmotiv : « la seule réponse est la fraternité ».

Les mutations rapides de notre société ne doivent pas les laisser les seniors sur la touche. C’est pourquoi nous avons mis en place des cours d’informatique gratuits et ils peuvent bénéficier d’un soutien à la Maison des Droits. Aider les seniors, c’est aussi et surtout rompre l’isolement, nous avons mis en place un grand nombre d’activités : les Estivales, le salon Dynamic Seniors et manifestations aussi diverses que nombreuses.

Sur le volet santé, nous avons obtenu la rénovation complète du Centre de l’Epée de Bois, qui, avec des horaires étendus, un pôle spécialisé en gériatrie, la mise en place de visites à domicile, offre le meilleur service possible. Il a rouvert ses portes en octobre dernier après 9 mois de travaux.

La solidarité c’est aussi prendre soin des personnes en situation de handicap. C’est rendre accessible les équipements sportifs et culturels du 5e, sujet sur lequel notre Conseil local du Handicap s’est beaucoup mobilisé. C’est aussi permettre aux enfants de pouvoir suivre une scolarité adaptée, avec la création en septembre d’une classe ULIS (au groupe scolaire 250, rue Saint-Jacques) qui accueille des élèves autistes et qui vient renforcer les classes ULIS déjà existantes dans l’arrondissement, les écoles Rollin, et 28, rue Saint Jacques, au collège Lavoisier, spécialisée pour les primo-arrivants, ou encore à l’École de l’Arbalète, pour primo-arrivants également.

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Bâtir une société plus fraternelle n’aurait pas de sens si nous transmettons un monde inhabitable aux générations futures. On ne peut plus fermer les yeux sur le désastre écologique et c’est pourquoi la protection de l’environnement doit mobiliser toute notre énergie. Je ne donnerai qu’un chiffre seulement : 60% des animaux sauvages ont disparu depuis 1970.

J’en profite pour faire un clin d’œil à la magnifique exposition « Espèces en voie d’illumination » au Muséum d’histoire naturelle qui a accueilli près de 300 000 visiteurs.

La clé du global est dans le local et s’il ne faut pas être naïf sur notre capacité à changer de cap, il faudrait être inconscient pour ne rien faire.

Nous devons donc bâtir des modèles durables, comme ce que nous avons mis en place avec la Caisse des Écoles : ce n’est pas moins de 80% de produits bio ou labellisés, issus de circuits courts qui sont servis aux enfants dans nos cantines, et ces produits cuisinés sur place entrainent moins d’emballage et plus de qualité nutritive, et tout cela pour un coût du repas équivalent. Bâtir un modèle durable, c’est aussi la création en 2018 des groupes de travail du Plan Climat 5e afin de réfléchir et d’apporter des solutions concrètes à la rénovation thermique des bâtiments, aux différents modes de déplacement et sur les éco-écoles.

Nous avons le souci de faire de la place à la nature en ville, en concourant par exemple à la végétalisation de l’espace public : rue Gay Lussac, rue Bazeilles, rue Quenu, et le lancement du projet de rue végétale passage des Patriarches, ou encore la création de jardins partagés rue Ortolan et bientôt rue des Patriarches. 2018 a également vu la création d’une cour oasis dans la cour de l’école Pontoise.

Dans l’optique de sensibiliser à ces thématiques, deux fêtes des Végétaliseurs nous rassemblent chaque année dans un climat de convivialité,

La sensibilisation est la clé car il faut changer les mentalités. Pour en finir avec la culture du déchet, nous organisons un « Repair Café » mensuel à la mairie comme solution concrète à l’obsolescence programmée. Il faut repenser notre rapport à la croissance à tout prix : « Celui qui croit à une croissance infinie dans un monde fini est soit un fou soit un économiste » disait avec humour Kenneth Boulding, lui-même économiste. Cette sensibilisation a aussi permis quarante formations au lombricompostage ou conduit au recyclage des stylos dans les écoles depuis septembre.

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Ces exemples nous rappellent que l’éducation demeure la mère de toutes les batailles. Responsabiliser les futurs citoyens implique la transmission des savoirs, des savoir-faire et des savoir-être.

Je voudrais rendre hommage à tous les éducateurs, qui sont nombreux à être présents ce soir. Des accueils de la petite enfance aux prestigieux établissements d’enseignement supérieur, vous remplissez cette lourde tâche de confier aux jeunes générations la charge du monde de demain. Pour le dire avec Hannah Arendt : « grâce à l’éducation, un enfant n’est plus jeté dans le monde, il y est escorté ».

Depuis des siècles, la Montagne Sainte-Geneviève a construit son identité et autour de la recherche et de la connaissance. L’équipe municipale et moi-même sommes extrêmement mobilisés pour préserver cette singularité et c’est pourquoi les projets de transformation de sites emblématiques du 5e ont appelé toute notre attention.

Sur l’ESPCI, dont je salue le nouveau Directeur général (Vincent CROQUETTE) : j’ai toujours soutenu la restructuration de ce qu’il convient d’appeler « l’école des Prix Nobel » mais avec le souci constant d’associer les habitants au projet et de l’inscrire dans la vie de quartier.

Sur Censier : je regrette le déménagement de Paris 3 à Picpus. Dont acte. Je suis néanmoins très optimiste quant à l’avenir des lieux qui devront demeurer un pôle dédié à l’enseignement supérieur. Sur AgroParisTech enfin, qui déménage à Saclay en 2021, je voudrais vous annoncer solennellement une excellente nouvelle. Après des mois de pourparlers, j’ai eu la confirmation que le site deviendra un campus international tourné vers les arts et la création, dont l’ouverture est prévue pour la rentrée 2023.

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Pour terminer ce tour d’horizon des formidables richesses du 5e arrondissement, comment ne pas aborder ce qui fait au final le ciment de notre société, ce qui rend la vie plus belle, plus dense, plus ample – je veux parler de la culture. A l’atomisation des repères que j’ai évoquée, nous devons opposer son extraordinaire pouvoir de rassemblement. C’est parce qu’on partage une langue, un imaginaire, une esthétique, qu’on a envie de vivre-ensemble.

Dans le 5e, la culture se vit dans de formidables institutions et notamment l’Institut du monde Arabe, le Panthéon ou le Musée de Cluny dont la nouvelle silhouette nous est désormais familière.

A la mairie, cette effervescence se traduit par un foisonnement de manifestations : concerts, expositions (artistes contemporains Stolnikoff en mars et Rikizo en juillet) et grande nouveauté 2019, l’organisation des Cultures Dimanche dans l’Agora Jacqueline de Romilly, en lieu et place de l’ancien tribunal d’instance, dans un espace que beaucoup ont découvert à l’occasion de l’exposition consacrée à Soljénitsyne.

Cette exposition dédiée au géant russe nous a permis de réaffirmer notre attachement au livre et à l’écrit, qui occupent une place à part dans le Quartier latin. C’est pour mettre en avant les libraires, éditeurs et tous les professionnels du livre que nous organisons en mai prochain la 5ème édition du festival Quartier du Livre.

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Puisque j’évoque la littérature, je souhaiterais conclure sur cette belle pensée de Roland Barthes pour qui « vivre selon la littérature, c’est vivre selon la nuance ». Moins de préjugés et de certitudes, plus d’empathie et de compréhension. En cette année qui commence, je crois que ce sont de beaux souhaits que l’on peut espérer pour chacune et chacun d’entre nous et surtout pour le bien commun de notre société.

Florence BERTHOUT

Maire du 5e arrondissement

Conseillère régionale d’Île-de-France

Président du Fonds régional d’art contemporain

Dernière mise à jour le mercredi 23 janvier 2019

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Paris j'écoute

11h5712h56
@roualloche
@Parisjecoute Comment peut-on accéder au plan de déplacement de Paris ?
@Parisjecoute

@rouallo Bonjour, vous le trouverez ici : http://ow.ly/4mIVUC Bonne journée !

17h1916h39
@mlauribault
@Paris Où se situent les nouveaux espaces verts ? Merci.
@Parisjecoute

@mlauribault Bonjour, Vous trouverez tous les détails sur les nouveaux espaces verts ici : http://ow.ly/10Ctk8 Bonne journée.

14h814h53
@Djackbroute
@Parisjecoute Bjr, ou est-il possible d'avoir des données concernant l'estimat° du trafic routier à long terme dans certaines rues de Paris?
@Parisjecoute

@Djackbroute Bonjour, il est possible que cette page du site de la Préfecture réponde à votre demande : http://ow.ly/10C9PR

10h5713h1
@nicostewz
@Paris Bonjour, savez-vous si l'affiche de l'inauguration de la Canopée est dispo qqe part?
@Parisjecoute

@nicostewz Bonjour, il n'y en a malheureusement plus. Bonne journée ! cc @Paris

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